Manifesto
Nous sommes les moutons que ce gouvernement
ne cesse de tondre, pour
s'acheter un peu de
temps sur notre dos à coups d'impôts.
Nous sommes les vaches à lait d'un modèle social qui n'en finit plus de traire les forces vives, pour un Etat providence qui n'est plus providentiel pour personne, sinon pour ceux qui usent et abusent de la solidarité nationale.
Nous sommes les boucs émissaires d'une gauche sectaire pour qui chaque entrepreneur est un profiteur, chaque patron un suspect, chaque réussite un scandale ; et qu'une droite à la liberté honteuse n'ose pas affronter.
Oui, nous sommes tout cela à la fois. Les pigeons de la foire aux taxes, les dindons de la farce décroissante, les proies captives d'un Etat vorace. Il se taille la part du lion dans nos marges et en prime, nous demande de ne pas crier trop fort au nom de la « stabilité ».
Nous sommes
les actifs anonymes,
et nous sommes des millions.
Des millions d'indépendants, d'entrepreneurs, de professions libérales, d'artisans, de dirigeants de PME, de cadres autonomes, de créateurs, de producteurs.
Des millions d'invisibles, victimes de décisions hors sol, prises par des individus qui ignorent totalement ce que signifie dépendre d'un carnet de commandes, d'un client ou d'un marché. Des millions de femmes et d'hommes sans statut protecteur qui ne demandent ni privilèges ni passe-droits, mais simplement qu'on cesse de leur faire les poches ou la leçon.
Nous ne sommes ni une classe sociale, ni un syndicat, ni une corporation.
Nous sommes un fait. Un fait économique, social, humain. Nous ne quémandons rien. Nous réclamons simplement qu'on nous laisse faire.
Faire notre métier sans être soupçonnés en permanence. Créer sans être matraqués dès le premier succès. Embaucher sans avoir peur de l'erreur irréversible. Transmettre sans être spoliés.
Nous en avons assez d'un système qui décourage l'effort et alimente l'assistance.
Assez
d'un discours public où l'entreprise est tolérée quand elle paye, mais suspectée dès qu'elle investit.
Assez
d'une bureaucratie épuisante qui nous ballade de guichets en guichets, prétend nous expliquer comme diriger, alors que l'Etat est sans doute le pire manager qui soit.
L'Etat, nous en mesurons la nécessité. Nous le voulons fort et c'est pourquoi, comme des millions de Français, nous nous désespérons qu'il s'affaiblisse dans les contrôles tatillons et la précaution infantilisante, au lieu de concentrer ses énergies sur la protection des citoyens et la préparation de l'avenir. La solidarité et la justice, nous y tenons.
Mais quelle solidarité consiste à ponctionner sans limite ceux qui produisent, jusqu'à les épuiser ? Quelle justice consiste à pénaliser le travail au profit de l'inaction ?
Cette inversion
des valeurs doit cesser.
Nous ne nous excuserons pas d'investir, de produire, et parfois de réussir. Nous refusons de baisser la tête, de raser les murs d'obstacles qu'on ne cesse d'élever tout autour de nous. Non, nous n'acceptons plus d'être les payeurs silencieux d'un système qui ne nous respecte pas. Nous voulons désormais exister par nous-mêmes. Peser par nous-mêmes. Lutter pour nous-mêmes.
Par-delà les clivages artificiels, politiques ou syndicaux. Nous voulons être un tout, puisqu'on nous considère pour rien. Si la colère nous habite, la résignation nous est étrangère. Car nous sommes de ces Français qui croient encore à la France. Mieux que personne, nous savons qu'il existe dans ce pays des trésors de savoir-faire et d'audace qui ne demandent qu'à être valorisés.
Qu'il suffirait
d'une bouffée d'oxygène et d'un souffle de bon sens pour que le travail coûte moins et paie plus.
Qu'il suffirait
que nos choix énergétiques, technologiques et industriels soient enfin guidés par la rationalité économique pour que la prospérité revienne.
Qu'il suffirait
que nous transmettions à notre jeunesse le goût du risque et l'envie d'entreprendre pour qu'une nouvelle génération conquérante se lève.
Il y a en France tant d'énergies bridées, tant d'initiatives brisées, tant de richesses perdues.
Il faut
que ce gâchis cesse pour que
l'espoir renaisse.
Car nous croyons qu'un pays qui méprise ses actifs creuse son déclin, mais qu'une nation qui libère ses forces vives construit son avenir. C'est ce que nous voulons pour la France et les Français.
Aujourd'hui, nous mettons le pied dans la porte du débat pour engager un combat. Pour tous les actifs anonymes de ce pays. Nos noms importent peu. Nous sommes un seul et même visage. Celui du respect que nous exigeons, de la liberté à laquelle nous croyons, de l'espoir pour lequel nous luttons.
Nous sommes là.
Nous nous comptons.
Nous nous organisons.
Et désormais, nous parlerons.
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